Presentation

PRESENTATION DE LA DELEGATION GENERALE DES MALIENS DE L’EXTERIEUR

 Création :

La tenue de la Conférence Nationale du Mali a été une occasion solennelle pour les Maliens de l’Extérieur d’émerger en tant qu’acteurs sur la scène politique intérieure. D’importants efforts ont été entrepris pour la protection des intérêts des ressortissants maliens. Des instruments institutionnels ont été mis en place à l’initiative du Gouvernement d’une part et des Maliens de l’Extérieur d’autre part.

 

Ainsi, les Maliens de l’Extérieur ont été gérés, tour à tour, par un Ministère délégué, puis un Ministère plein et un Délégué Général nommé suivant le Décret n°95-007/P-RM du 11 janvier 1995, suivi de la mise en place d’un organe consultatif auprès du Ministère des Affaires Etrangères et des Maliens de l’Extérieur, dénommé Comité Interministériel chargé des Maliens de l’Extérieur, et ce, par le décret n°95-129/P-RM du 15 mars 1995.

 

Le Comité, composé de représentants de Départements ministériels, d’Institutions et d’Organismes socio-économiques, était doté d’un Secrétariat Général que dirigeait le Délégué Général sous l’autorité du Ministre chargé des Maliens de l’Extérieur.

 

Le Comité était consulté sur toutes les questions relatives à l’élaboration de la Politique du Gouvernement en matière de migration et prenait toutes initiatives permettant le suivi et le plein épanouissement des Maliens de l’Extérieur tant à l’étranger qu’au Mali.

 

Le Délégué Général assurait le Secrétariat du Comité et préparait les études qui lui étaient soumises. En outre, il assurait la liaison entre le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur et le Ministère.

 

Le Délégué Général était assisté de cadres dont le nombre ne pouvait dépasser trois(3). Cette structure a très tôt montré ses limites. En effet, il est vite apparu que le problème de la migration est une donnée permanente. Il est donc indispensable que l’Administration puisse la gérer comme tel et conserver une mémoire de sa gestion. D’où la nécessité de créer une nouvelle structure centrale.

 

En outre, l’ancienne structure n’était pas capable de prendre en compte des questions sur des données statistiques démographiques et mener des études de prospective en amont pour anticiper sur les expulsions et les rapatriements. Par ailleurs, les problèmes de réinsertion n’étaient pas cernés et, enfin, les Affaires Consulaires qui gèrent essentiellement les compatriotes établis à l’étranger devaient revenir à la Délégation Générale afin d’assurer une cohérence dans l’action.

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