Le Ministère des Maliens de l’Extérieur et la Direction Nationale du Développement Social ont accueilli 129 maliens rapatriés du Gabon

Ils étaient  au nombre de 129 jeunes maliens expulsés  du Gabon qui ont regagné le pays ce mardi 11 aout 2015.

Ils ont été accueillis par le chef de cabinet du ministère des Maliens de l’extérieur, Mme Sidibé Mahawa Haïdara, et le directeur national du Développement social, Modibo Diallo, qui ont promis d’assurer leurs acheminements dans leurs localités de résidence.

C’est avec un cœur attristé que le chef de cabinet du ministère des Maliens de l’extérieur et le directeur national du Développement social ont accueilli et souhaité la bienvenue aux 129 rapatriés du Gabon tout en leur assurant « l’accompagnement de l’Etat en ces moments difficiles ».  C’est dans la cours de la Direction générale de la Protection civile de Sogoninko qu’ils ont été reçus pour assurer leur prise en charge (sanitaire et alimentaire) et leur acheminement dans leurs lieux de résidence respectifs.

« L’arbre ne doit pas cacher la forêt, on doit comprendre qu’aller à l’extérieur demande de mettre en place certaine conditions. Le gouvernement fera ce qu’il a à faire, mais que les compatriotes comprennent que la migration a des règles et des principes qu’il faut respecter », a rappelé Mme Sidibé.

« Même si ceux qui partent ne respectent pas les règles édictées en la matière, je pense qu’on doit pouvoir cerner cette question dans une certaine solidarité entre pays africains », a-t-elle déploré.

Le porte-parole des rapatriés, Cheiknè Dramé, dénonce une manœuvre des autorités gabonaises pour expulser les ressortissants de  l’Afrique de l’ouest. « Je ne connais pas de prétextes valables pour notre rapatriement, mais ce qu’ils nous avaient reproché c’est la non possession de cartes de séjour. La livraison de document est arrêtée par les autorités gabonaises depuis près de 3 ans, seuls ceux qui sont entrés par la voie normale, c’est-à-dire menus d’un visa ou d’une autorisation de circuler peuvent s’en procurer. Si l’accès à ce document est lié à de l’argent, aucun d’entre nous ne sera pas là aujourd’hui et dans cette condition. Comme on ne peut pas l’avoir avec de l’argent, et que nous ne sommes pas chez nous, nous sommes contraints de nous conformer à leur loi », a-t-il regretté.

Au nom de ses camarades, il a salué l’ambassade du Mali au Gabon et le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, Habib Sylla, qui « ont fait tous ceux qui sont à leurs pouvoirs afin que nous pussions disposer des cartes de séjour ». Il a tenu à conseiller « les Maliens qui ont l’intention de sortir du pays de le faire par les voies officielles ».

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